Relation de soutien et psychothérapie ados

Les adolescents sont accueillis au cabinet afin de travailler à aller vers un mieux-être. En effet, l'adolescence est souvent une période épineuse. Il ne s’agit pas seulement de faire avec la présence d’un corps qui évolue grandement. Il s’agit aussi de s’identifier à d’autres figures que celles de ses parents et parfois (souvent ?), d’en découdre avec eux. Il s’agit de grandir, de commencer à prendre part soi-même au monde adulte et cela ne peut se faire qu’à la condition de s’assurer que ceux qui ont toujours été proches parviennent à supporter les conflits apparaissant. Ainsi, l’adolescence met en lumière l’un des paradoxes de la nature humaine : on ne peut quitter qu’en étant bien attaché !
L’adolescence expose à un chamboulement identitaire qui suppose une sécurité, une constance, une proximité depuis une nouvelle distance ou une distance qui n’empêche pas la proximité de ceux qui accompagnent à grandir. Si les parents peuvent se sentir parfois en difficulté, il en est de même pour les adolescents qui se trouvent confronter à des changements radicaux tout à la fois corporels, hormonaux, cognitifs, sociaux, psychiques, existentiels… L’accompagnement proposé au cabinet peut les soutenir dans ces changements.
Les adolescents et leurs familles sont accueillis au 431 avenue des Bergamotes, à Montpellier. Le premier rendez-vous se fait avec les parents. Dans le cas où d'importants conflits existent et qui empêchent même de passer un moment ensemble, les parents peuvent attendre une partie du rendez-vous dans la salle d'attente.
Concernant les méthodes de travail utilisées, les adolescents peuvent être reçus pour des entretiens par la parole. Dans le cas où celle-ci est mise en difficulté, des médiations artistiques (dessin, arts plastiques, mouvement, danse, écriture, contes) peuvent permette de rouvrir le champ de travail. L'adolescent est accompagné à figurer ses difficultés et ce en passant par des jeux d'écriture, le dessin, des expressions corporelles, des collages. Le projet est alors d'utiliser un autre média que la parole pour aborder les difficultés vécues. Il s'agit de contourner "là où ça bloque !" Et c'est souvent en se décalant d’un rapport frontal à la parole qu'on peut, à terme, y revenir par d'autres biais.